L'Asticot

L’Asticot est appelé ainsi par sa mère, Viola, avec qui il vit seul, car c’est un enfant remuant qui n’aime pas l’école.

L’Asticot cherche à savoir qui est son père et se pose beaucoup de questions, sur la liberté, la religion, le bien et le mal... Viola ne peut y répondre, ni lui dévoiler le secret de sa naissance. Impuissante, elle le rudoie et s’en veut de ne pas être la mère qu’elle rêverait d’être. Alors, l’Asticot rêve de grands horizons et d’océans.

Durant trois jours, on suit l’Asticot et sa mère dans leurs allers et retours de la maison à l’école. Sur le chemin, ils croisent la Femme Lente, une vieille femme qui boit pour oublier sa solitude et vit dans ses histoires. L’Asticot en a peur mais il est attiré par cette sorcière de conte qui donne à sa réalité une dimension onirique.

L’Asticot est habité par un désir de savoir et sa quête active lui fait transgresser un interdit en suivant un homme chez lui, un étranger-voyageur qu’il choisit comme père. On a peur pour l’Asticot et on découvre que cet homme solitaire est à la recherche d’un lien filial et n’a pas de mauvaise intention.

C’est l’Asticot qui conduit sa barque, sans le savoir. Et par le petit effondrement qu’il provoque en Viola, le choc qu’il lui inflige par sa disparition d’une nuit, l’Asticot amènera sa mère à une parole libératrice.